Dans l'Ardèche

 



 

 

Le village d'Aiguèze,
l'un des plus beaux
de France

 

Pour s'y rendre : il faut d'abord aller à Alès pour prendre la D904 jusqu'à St-Ambroix. De là, se diriger vers Barjac par la D978. C'est ensuite la route des gorges de la Cèze (D901) qu'il faut emprunter jusqu'au niveau de Montclus. Partir alors à gauche, toujours par la D901, direction St-Martin-d'Ardèche. Peu avant le pont sur la rivière, aller à gauche vers Aiguèze pour se garer sur l'un des parkings prévus.

 

La balade : pénétrez dans le village pour vous rendre au pied de l'ancien donjon et vous retrouver en balcon au-dessus de l'Ardèche. Longez ce cheminement en suivant le tracé rouge et blanc du GR4. Un parapet vous protège de la chute possible. Vous vous retrouvez rapidement à la sortie nord du village. Continuez sur le chemin balisé caillouteux et montant pour accéder à un point de vue vous permettant non seulement de voir le village en enfilade, mais aussi l'amont de l'Ardèche au niveau de la fin de ses gorges. Pour les plus courageux, il est possible de continuer sur ce GR4 pendant 3 km jusqu'aux rochers de Castelviel où le panorama est sublime. Toutefois, il faut savoir qu'il s'agit-là déjà d'une petite randonnée  avec 230 m de dénivelé, nécessitant des chaussures de marche. Pour les autres, revenir par le même chemin jusqu'à Aiguèze qu'l vous faut parcourir à travers ses ruelles.

 

Un peu d'histoire : c'est au 11ème siècle que la famille des Baladuno développe les fortifications de ce village qui permettent la surveillance du passage sur l'Ardèche. Ce lieu a été toujours disputé par l'Évêque de Viviers et le Comte de Toulouse. Le château d'Aiguèze passe sous le contrôle du Roide France pour être ensuite vendu au responsable des gabelles de Pont-Saint-Esprit. Lors de la révolte des Tuchins, en 1382, ces derniers s'emparent du château qui est vite repris et démantelé. Il faut parcourir les rues pour y découvrir de belles maisons de style renaissance, le donjon seul vestige du château primitif, mais aussi l'église avec son arceau plein cintre.

Le cône volcanique de Sceautres


Pour y aller
: à partir d'Aubenas, partir par la N102 direction Lavilledieu puis Villeneuve-de-Berg. De là continuez en direction d'Alba-la-Romaine. Toutefois, après les bretelles de St-Jean-de-Centenfer puis de St-Pons, partir à gauche au niveau du lieu-dit Le Pont sur la D263 jusqu'à Sceautres. Un parking est aménagé au pied du village, près de la mairie.


La mini-balade
: elle est fort simple mais nécessite soit des chaussures de marche, soit de bons tennis compte tenu de certains aspects délicats de l'ascension sur ce dôme basaltique. Bien qu'il y ait des câbles, il faut être vigilant. Attention, cette progression est fortement déconseillée si le sol est mouillé car la roche devient très glissante.

Du parking, montez vers le village et empruntez tout simplement le cheminement mentionné sur panneaux qui vous permet, en 20 minutes environ, d'accéder à la partie sommitale où est dressée la statue de la vierge. Ici, le panorama est merveilleux : village en contrebas et lointains superbes. On peut évoluer sur le dôme avec grande prudence  car le vide est souvent là.

Le rocher de Sceautres : dans cette haute Ardèche, les témoignages du volcanisme abondent. Sceautres fait partie du secteur du Coiron qui était une vallée qui fut ensevelie par de gigantesques coulées de lave. L'érosion a depuis joué son rôle en créant des planèzes et en modelant le paysage tel que nous le voyons. Ces coulées étaient composées de lave très fluide et basique.
Ici, les diverses formes d'expression du volcanisme se sont largement développées, que ce soit le type strombolien ou hawaïen. Une autre catégorie qui nous intéresse pour ce lieu est le système péléen. Dans ce cas, la lave est tellement solide et épaisse qu'elle ne parvient pas à s'épancher à l'extérieur.  Ceci donne un pointement rocheux dégagé par l'érosion qui suit. Il arrive parfois que les gaz s'y échappent sous la forme d'une éruption destructrice, comme ce fut le cas pour la Montagne Pelée en Martinique, en 1902.
Ce type de pointement est largement représenté dans le Vivarais. Toutefois, dans la région, il y eut très peu d'éruptions catastrophiques. Citons le mont Gerbier de Jonc qui n'a jamais connu d'éruption et, entre autres pour le plateau du Coiron, le "neck" (nom donné à cette formation) de Sceautres, qui est sans doute l'un des plus remarquables.

 Alba-la-Romaine : une riche et longue histoire

Pour y aller
C'est à partir de la cité de Viviers qu'il faut prendre la D107 direction Aubenas pour accéder, en 16 km, à Alba-la-Romaine.
Dans un premier temps, il faut s'arrêter sur cette route à droite sur le parking du site archéologique pour, après le premier petit circuit, reprendre la voiture afin de monter jusqu'à la cité d'Alba.

Les mini-balades

1) Site archéologique
Du parking, suivre le sens fléché de la visite (gratuite) en traversant un petit ruisseau. Vous atteignez le site du théâtre antique doté de panneaux explicatifs. De là, en continuant en face, prenez le chemin qui fait une boucle à gauche pour légèrement monter sur un grand espace ouvert au public. Il s'agit des vestiges de l'agglomération antique.  Tout en en appliquant les règles écrites de respect des lieux, vous trouverez là aussi de nombreux panneaux pédagogiques. Revenir ensuite au parking par le même cheminement .

2) La cité médiévale
Reprenez votre voiture et, en sortant du parking, partez à droite sur la D107 jusqu'au premier carrefour où il faut aller à gauche en suivant la direction Alba-la-Romaine centre-ville. Garez-vous au niveau de la mairie.
Pour commencer, il vous est conseillé de parcourir les ruelles de la cité médiévale dont les maisons construites avec des blocs basaltiques présentent un contraste de couleurs étonnant du fait que ces pierres sont liées avec de la chaux blanche. En arrivant face au château, vous avez la possibilité de le visiter (visite payante). Après cela, partez sur la D263 vers le hameau en contrebas de La Roche d'Alba (10 minutes de marche). Cette agglomération s'est développée au pied d'Alba et d'une impressionnante cheminée volcanique (neck). Là aussi, parcourez les ruelles avant de remonter.

Un peu d'histoire
C'est d'abord dans cette partie de l'Ardèche que s'est développée la province d'Helvie dont Alba devint le chef-lieu des Helviens (peuplade celte). Les Romains arrivent au premier siècle avant J.C. et contribuent à faire de cette première agglomération une grande et faste cité placée sur un axe important de communication la reliant à Nîmes. La ville s'étend alors sur 30 hectares. Les fouilles ont révélé un centre monumental avec un vaste édifice administratif civique, religieux et économique. On y trouve aussi les soubassements d'une longue galerie qui était dotée de nombreuses boutiques. Quant au théâtre, il pouvait contenir 3000 personnes.
On sait qu'Alba devint le premier siège épiscopal de cette région ; celui-ci fut, par la suite, transféré à Viviers.  C'est plus tard, en plein Moyen Âge, qu'une nouvelle agglomération se développa à l'emplacement de la ville actuelle. Elle s'appelait alors Aps du nom de la famille qui la possédait. La ville retrouva le nom antique d'Alba en 1903 seulement. Il y eut bien d'autres propriétaires dont la famille des Adhémar pendant près de 3 siècles. C'est en 1614 que cette baronnie fut élevée au rang de Comté par Louis XIII.
Renseignements plus complets à l'Office du tourisme d'Alba.

   Labeaume, un village de caractère

            

C'est un village dont les maisons ont été pour la plupart restaurées, avec cette pierre locale qui s'intègre parfaitement bien au contexte de ce site.
Le village domine la rivière la Baume qui va se jeter dans l'Ardèche, non loin de là, du côté de Ruoms. 
Il faut parcourir les ruelles parfois en terrasses, pour apprécier au mieux la façon dont les Anciens avaient resserré les maisons, souvent reliées entre elles par des passages sous voûte, dans le but de préserver au mieux les quelques arpents de terre cultivables.

 

Comment s'y rendre ? Il faut en fait aller sur la route de Vallon-Pont-d'Arc en passant par les gorges de l'Ardèche ou alors prendre la route d'Alès à Aubenas pour atteindre la cité de Ruoms sur l'Ardèche (carte routière nécessaire).

A partir du pont enjambant l'Ardèche sur la commune de Ruoms, récupérez la petite route se dirigeant  vers Labeaume. N'omettez pas de vous arrêter lorsque vous dominez le site car le village face aux falaises de la boucle du cours d'eau confère à ce lieu une beauté remarquable.

Pour vous garer, il suffit de descendre vers le village pour trouver à droite les emplacements de parking nécessaires.

Le beau village de Balazuc 
 
sur les bords de l’Ardèche
                                  
                          

Pour y aller : à partir d’Alès, il faut prendre la D904 direction Aubenas qui, en passant dans l’Ardèche, devient  la D104. Après St-Ambroix, Joyeuse et Rosières, vous dépassez la bretelle d’accès à Largentière. Vigilance car, à partir de là, roulez 2,5 km pour vous engager à droite sur la D294 direction Balazuc. Route étroite mais, en arrivant sur les hauteurs de l’Ardèche, c’est le spectacle merveilleux sur ce vieux village sur le versant opposé. Se garer juste après le pont sur le parking situé à droite.

Balade et histoire : il faut remonter la départementale pour, 200 m plus haut, prendre un escalier à droite puis une ruelle à gauche qui vous mène au pied de l’ancienne église romane de petite taille. On peut longer l’édifice par un passage étroit avec escalier. Après observation, contournez au-delà quelques maisons par la gauche pour vous diriger ensuite à droite vers le portail d’été. De là, en allant à gauche, vous accédez près de l’ancienne chapelle funéraire des seigneurs de Balazuc. C’et édifice carré a été saccagé au 19e siècle pour être ensuite partiellement restauré. Continuez le long que ce qui était les remparts et, par un escalier longeant le jardin public, remontez sur la départementale. La visite se poursuit par la partie haute du village. Plusieurs accès possibles, dont l’un est creusé dans la roche. Peu importe toutefois car il vous es proposé de circuler à travers les diverses ruelles afin d’apprécier le charme des lieux et la beauté des vieilles pierres. Le but est de monter vers les vestiges du château. C’est surtout le donjon qui reste en place. Le château primitif datait du 13e siècle et était doté de bâtiments annexes aux 15e et 16e siècles. Pendant très longtemps, c’est la famille de Balazuc qui assura la seigneurie, puis plus tard les Borne, les Lestrange et, à partir de 1738, les Vogüé. Les ressources de ces différents seigneurs, fort riches par ailleurs provenaient largement de la rivière sur laquelle des bateaux naviguaient alors. L’Office de Tourisme, situé dans le donjon, vous procurera les documents nécessaires à la connaissance détaillée de la riche histoire des lieux. Ce village vaut réellement le détour.

Village et forteresse de Banne
                            

Comment s'y rendre : partir la N110 direction Alès via Sommières. Chercher ensuite la direction Aubenas par la D904. Au niveau du village de St-Paul-le-Jeune, prendre à gauche la D251 direction Banne. Ce village est composé de 2 agglomérations. Il vous est proposé de vous garer dans la première au niveau de l'église.

Pour La mini-balade : elle est fort simple mais superbe. De l'église, continuez à pied par la D251 en direction de l'ancienne forteresse dont les vestiges se dressent face à vous. Il n'y a que 300 m entre les deux parties.

Vous accédez à une petite place avec des platanes où il faut monter au-delà par une ruelle sur la gauche qui va rapidement dominer un panorama grandiose situé au Nord et  à l'Est de la hauteur. Continuez après le lacet à droite jusqu'à un panneau explicatif concernant l'histoire des lieux. Dirigez-vous ensuite sur la grande terrasse pour dominer les maisons entre contrebas et, au loin, l'église. A gauche, ce sont les vestiges du château, en partie interdits au public. Vous avez aussi la possibilité de contourner par un cheminement ces vestiges par une terrasse située à l'Est. Globalement, c'est une vue à 360° qui vous fera découvrir l'Ardèche méridionale.  Pour redescendre, revenez en arrière vers le panneau et descendez à gauche en passant devant l'entrée des anciennes écuries. Cette gigantesque salle est généralement fermée au public. our revenir à la place, descendez par les étroites ruelles et par les divers vieux escaliers à travers de charmantes et typiques bâtisses. L'église n'est plus bien loin.

Un peu d'histoire : les fondations de ce château pourraient remonter au 1er millénaire. Il est cité par la suite en 1181. Il y eut, parmi des propriétaires, un certain Arnaud de Banne et, bien plus tard, vers 1600, la famille Grimoard de Beauvoir dont l'un de ses membres éminents fut le pape Urbain V. On doit à cette famille la transformation de la forteresse en château résidentiel. Les textes et les plans nous rapportent qu'il était doté de 2 grandes tours avec toitures vernissées ainsi que d'une tour carrée dominant le site. L'accès au château se faisait par un pont-levis. C'est ensuite en 1792 que la Garde nationale pilla et incendia le château qui brûla pendant 10 jours .
On sait que le bâtiment mesurait 170 m de long. Les écuries qui furent épargnées mesurent quant à elles 80 m sur 12 et accueillent chaque année en été divers concerts musicaux

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