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LA VIE DANS LES MARES : FRAGILE MAIS PERSISTANTE
Dans nos balades et randonnées, nous rencontrons de nombreuses mares et lavognes dans lesquelles, souvent, se développe une vie, surtout à partir du printemps. Dans le cadre de notre éthique relative à l'environnement naturel que nous fréquentons et qui nous permet l'évasion recherchée, nous défendons la biodiversité dont celle qui se rencontre dans les eaux stagnantes trop souvent ignorées et méprisées. Nous lançons donc ce cri d'appel aussi bien en direction des individus parcourant la nature qu'en direction des responsables communaux, départementaux et d'autres structures afin que, dans leurs projets d'aménagement, ils prennent en compte cette richesse essentielle.
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Nos mares disparaissent. Ce cri d'alarme est sans doute loin d'ébranler la population, mais alors que l'on est de plus en plus sensible à la notion de biodiversité (mot désormais dans presque toutes les bouches), certains milieux, moins spectaculaires que d'autres, régressent depuis longtemps. C'est le cas des mares, notamment des mares temporaires, que l'on trouve principalement dans le Sud méditerranéen.
On a calculé qu'en 50 ans, 30 % d'entre elles ont disparu pour diverses raisons : principalement l'urbanisation, mais aussi la régression du pâturage traditionnel engendrant l'envahissement de l'environnement par les arbustes et diverses autres plantes. |
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Et pourtant, certains de ces points d'eau, alimentés par des sources, par la nappe phréatique ou par la pluie (ou les trois), bien que s'asséchant dès le printemps, peuvent regrouper jusqu'à une centaine d'invertébrés aquatiques (nématodes, mollusques, insectes), des batraciens qui viennent y pondre tels que le pélobate cultripède. On peut y trouver aussi 80 espèces végétales caractéristiques des mares, ces dernières pouvant avoir une surface allant de 1 m² à quelques hectares. Parmi ces végétaux, on trouve la marsilée, la pilulaire, l'étoile d'eau, mais aussi l'isoète grêle, fougère ne se développant que dans ce milieu. |
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Mais comment survivent-ils ?
C'est l'Europe qui a défini les critères d'une mare temporaire : nécessité d'être inondée pendant 2 à 8 mois dans l'année avant de s'assécher. Lorsqu'arrive ce moment, on a l'impression de disparition de toute forme de vie. |
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Mais il n'en est rien car le sol va préserver la vie, avec des quantités considérables de graines et d'œufs qui vont se développer dès les pluies d'automne. Le plus fantastique est que, sur la réserve de graines enfouies dans le sol, seule une petite proportion va germer, alors que les autres pourront résister jusqu'à dix ans, et parfois plus. On a l'impression, et c'est sans doute la vraie raison, que les plantes conservent un stock de graines au cas où la mare s'assécherait trop vite et que les végétaux n'auraient pas le temps de la reproduction. Il est évident que si toutes les graines germaient ensemble, l'espèce disparaîtrait au plus vite. Comme la nature est bien ordonnée ! |
Promeneur, les mares sont du domaine du patrimoine naturel. Observez-les en les respectant. Protégez-les et, surtout, faites-les protéger. |