NOS COUPS DE COEUR

 



 

Passion-Région apporte son soutien aux défenseurs
du patrimoine

Nous organisons des balades et randonnées ayant aussi pour objectif la connaissance du patrimoine et de l'environnement de notre région. Il va donc de soi que nous apportions notre soutien à des causes dont le but  est précisément la défense de ces valeurs. Ceci se manifestera par le biais de cette page dans laquelle nous vous exposerons d'éventuels problèmes ayant retenu notre attention.

 

 

Les charbonnières,
éléments du patrimoine


Ci-contre, charbonnière reconstituée sur le Thaurac


Lors de nos balades et randonnées, nous avons souvent rencontré en zones de garrigue des emplacements de charbonnières. À partir de ces sites, ont été développés des commentaires quant à leur histoire et aux techniques allant de la préparation des meules jusqu'à la production du charbon de bois. Grand nombre d'adhérents de Passion-Région ont été particulièrement intéressés par les informations données.

Lo Garou, à Sainte-Croix-de-Quintillargues, fait revivre ce patrimoine à travers de nombreuses actions, dont "Le deuxième festival des charbonnières de garrigue", le dimanche 7 mars 2010.

Compte tenu de l'excellent travail de Lo Garou et de l'intérêt de Passion-Région pour tout ce qui concerne patrimoine et environnement, nous proposons aux personnes intéressées par cette manifestation d'y participer dans les conditions que vous trouverez en cliquant ici



LA VIE DANS LES MARES : FRAGILE MAIS PERSISTANTE

Dans nos balades et randonnées, nous rencontrons de nombreuses mares et lavognes dans lesquelles, souvent, se développe une vie, surtout à partir du printemps. Dans le cadre de notre éthique relative à l'environnement naturel que nous fréquentons et qui nous permet l'évasion recherchée, nous défendons la biodiversité dont celle qui se rencontre dans les eaux stagnantes trop souvent ignorées et méprisées. Nous lançons donc ce cri d'appel aussi bien en direction des individus parcourant la nature qu'en direction des responsables communaux, départementaux et d'autres structures afin que, dans leurs projets d'aménagement, ils prennent en compte cette richesse essentielle.

Nos mares disparaissent. Ce cri d'alarme est sans doute loin d'ébranler la population, mais alors que l'on est de plus en plus sensible à la notion de biodiversité (mot désormais dans presque toutes les bouches), certains milieux, moins spectaculaires que d'autres, régressent depuis longtemps. C'est le cas des mares, notamment des mares temporaires, que l'on trouve principalement dans le Sud méditerranéen.

 

On a calculé qu'en 50 ans, 30 % d'entre elles ont disparu pour diverses raisons : principalement l'urbanisation, mais aussi la régression du pâturage traditionnel engendrant l'envahissement de l'environnement par les arbustes et diverses autres plantes.

Et pourtant, certains de ces points d'eau, alimentés par des sources, par la nappe phréatique ou par la pluie (ou les trois), bien que s'asséchant dès le printemps, peuvent regrouper jusqu'à une centaine d'invertébrés aquatiques (nématodes, mollusques, insectes), des batraciens qui viennent y pondre tels que le pélobate cultripède. On peut y trouver aussi 80 espèces végétales caractéristiques des mares, ces dernières pouvant avoir une surface allant de 1 m² à quelques hectares. Parmi ces végétaux, on trouve la marsilée, la pilulaire, l'étoile d'eau, mais aussi l'isoète grêle, fougère ne se développant que dans ce milieu.

Mais comment survivent-ils ?

 

C'est l'Europe qui a défini les critères d'une mare temporaire : nécessité d'être inondée pendant 2 à 8 mois dans l'année avant de s'assécher. Lorsqu'arrive ce moment, on a l'impression de disparition de toute forme de vie.

Mais il n'en est rien car le sol va préserver la vie, avec des quantités considérables de graines et d'œufs qui vont se développer dès les pluies d'automne. Le plus fantastique est que, sur la réserve de graines enfouies dans le sol, seule une petite proportion va germer, alors que les autres pourront résister jusqu'à dix ans, et parfois plus. On a l'impression, et c'est sans doute la vraie raison, que les plantes conservent un stock de graines au cas où la mare s'assécherait trop vite et que les végétaux n'auraient pas le temps de la reproduction. Il est évident que si toutes les graines germaient ensemble, l'espèce disparaîtrait au plus vite. Comme la nature est bien ordonnée !

 

Promeneur, les mares sont du domaine du patrimoine naturel. Observez-les en les respectant. Protégez-les et, surtout, faites-les protéger.

Saint-Pierre-des-Tripiers : un chef d'oeuvre de village
en péril.

Pour connaître les raisons de notre soutien, nous vous invitons à aller visiter le site de l'association des Amis de Saint-Pierre qui vous permettra de prendre connaissance de leur combat pour la défense du site de leur belle église romane du 12ème siècle (voir ci-dessous) :  http://www.les-amis-de-saint-pierre.fr/

 

L'église St-Pierre-des-Tripiers
sur le causse Méjan

 

Ce curieux nom de "Tripiers" n'a rien à voir avec une quelconque corporation de tripiers. C'est tout simplement la mauvaise traduction de Sanctus Petrus de Stirpa, ce dernier mot latin signifiant "essarts", c'est-à-dire un lieu défriché. Ce sont les moines bénédictins du monastère du Rozier qui fondèrent cette église à la fin du 11e siècle. Les travaux s'étalèrent jusqu'au début du 13e s.

 

C'est ainsi qu'à partir du chevet, qui fut dressé en premier, on peut suivre l'évolution architecturale. Le prieuré adossé à l'église  est aussi  de  belle  facture  et  propose
aujourd'hui des  gîtes  ruraux.  Il faut visiter absolument le village, qui est de toute beauté.

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